La poule ou l’oeuf ? LA POULE !

30 06 2009

donutIl y a une activité bloguesque que je voulais entamer depuis longtemps tellement elle me correspond bien et en voilà donc le premier billet, concomitant avec la création de la catégorie “A table”.

Aujourd’hui, et de temps à autre, je vous parlerai des restos que j’ai la chance de pouvoir découvrir et apprécier. Et comme il ne faut jamais chercher midi à 14h (c’est l’heure de la sieste), aujourd’hui ça va être un petit mot sur le resto d’hier soir à Lyon : Le Saint Florent, autrement connu sous le doux nom d’”Ambassade de la Bresse“.

Quoi de plus naturel qu’une Ambassade pour représenter la Bresse dans la capitale de la gastronomie ?

Le premier contact avec l’endroit est un peu étrange tant la déco est kitchissime, composée uniquement et très densément de poules, poulets, coqs et oeufs sous toutes leurs formes. Ceci dit, ça fait surtout rigoler, et il suffit de regarder les menus pour se focaliser sur l’important.

Une des spécialités est contenu dans le menu du Chapon Bressan : les bréchets de poulet (façon grenouilles) au beurre en baratte d’Etrez. En gros, des bréchets (le truc en V qu’on casse en tirant sur les bouts pour faire un voeux) cuits dans du beurre persillé, magnifique !

Comme on y était deux, on a aussi goûté le menu “Hommages à la dombes”, et notamment son canard  roti puis braisé dans son jus. Une cuisson peut être optimale pour un petit canard (col vert) : le rôtir lui enlève son gras et lui donne une texture ferme très agréable, tandis que le braiser dans son jus permet d’empêcher que la viande ne soit trop sèche en cuisant lentement, à coeur. Un délice.

Les entrées ne sont pas mal non plus, le carpaccio de volaille est fort agréable, surtout qu’il est accompagné d’une très originale et surprenante glace de pamplemousse rose. Enfin, dans les desserts, je me suis laissé corrompre par une crème aux oeufs et au miel, à la limite de l’indécence !

Le tout (avec apéro et une bouteille raisonnable d’un Morgon de très bon aloi) se négocie pour une cinquantaine d’euros par goinfre, ce qui est finalement assez propre.

Je conseille donc fortement à ceux qui, même à Lyon, veulent un peu voir autre chose que de l’andouillette et de la crème brûlée.





Des technologies dont nous (ab)usons

25 06 2009

J’ai toujours été fasciné par la vitesse à laquelle les technologies de télécommunications évoluent, se répandent dans la société et deviennent naturelles, quand ce n’est indispensables.

En 2000, je  souscrivais mon premier abonnement à l’ADSL, et j’étais dans les premiers à en profiter dans une des premières villes à bénéficier de l’ADSL. A l’époque, Netissimo, une filiale de France Telecom, vendait la connexion de votre prise téléphonique à la plaque ADSL et il fallait, en sus, s’abonner à un fournisseur d’accès à l’Internet. C’était un beau bordel ! Et pour 512kb/s seulement, moins que ce qu’on trouve si lent sur nos téléphone !

Qui aurait pensé à cette époque que moins de 10 ans plus tard le Parlement Européen aurait déclaré l’accès à l’Internet “droit fondamental” ?

Et si en plus, on vous avait dit que c’était un Socialiste qui avait porté cet amendement, vous auriez sûrement dit “Et puis quoi encore ? Une femme noire et naine président ?” Bon, aux USA ils ont un président noir, nous on a failli avoir une femme et on a terminé avec le nain … Faut bien dire qu’on n’a pas gagné au tirage…

Qui pensait qu’aujourd’hui, un des appareils les plus en vue permet de se connecter à l’Internet quasiment partout et à des débits pas dégueu ?
Qui aurait dit qu’on pourrait, dans son train, mater la télé (si on est assez con pour ne pas profiter d’un moment sans entendre Sarko)  ou la dernière vidéo de violence policière qu’un Iranien (ou un adolescent de n’importe quelle banlieue française) aura réussi à mettre sur youtube 5mn auparavant ?

Certainement pas l’armée d’ingénieurs plus passionnés et doués les uns que les autres qui, le 11 juillet 1962 vers minuit à Pleumeur Boudou, regardaient, fébriles, cette merveille d’antenne s’élancer avec ses dizaines de tonnes d’acier pour pointer un satellite défilant et capter les premières minutes de télévision traversant l’atlantique en direct. Je conseille vivement la visite du radôme (le site où est toujours cette antenne) à tous les vacanciers qui vont se bronzer les fesses en Bretagne cet été.

Evidemment, mon taff, c’est entre autre de réfléchir à ce que seront les prochaines évolutions technologiques en télécommunication. Réfléchir à ces évolutions et aux problématiques algorithmiques et d’optimisation qui les rendront possibles, mais n’y a-t-il pas une erreur dès le départ ?

Je ne crois pas que les technologies ont mené notre planète dans cet état de quasi village global (enfin, en ce qui concerne les pays développés). Ce sont les usages qui évoluent, précèdent les technologies et les forcent à s’adapter.

Est-ce la connectivité permanente de l’iPhone qui a fait explosé facebook ou l’explosion des applications type facebook qui a donné autant d’intérêt à l’iPhone ? Dans ce cas, la réponse est assez évidente, elle l’est parfois moins, par exemple avec twitter qui n’explose que grâce à la connectivité permanente, mais aussi du fait de l’usage qu’en font ceux qui en disposent, le détournant d’ailleurs de la finalité à laquelle ses créateurs l’avaient destiné.

Cette relation ambiguë entre évolution technologique et  usages m’intrigue. Après ce billet un peu “vieux con”, j’espère quand même approfondir ce questionnement dans les jours à venir, mais toi ami lecteur ? Ca te tente d’y réfléchir avec moi ?

En attendant, je te conseille de lire régulièrement Transet, le blog de Francis Pisani, qui pose des questions et réflexions souvent intéressantes.





Décidément, c’est les soldes !

24 06 2009

Bon, puisque même Estrosi peut être ministre de l’industrie… c’est vraiment les soldes du mérite républicain.

Du coup, je pense que me comparer à un photographe pro est aussi ridicule que considérer Estrosi comme un responsable de notre République respectueux des fonds publics. Alors j’ai pris un abonnement pro chez Flickr, au moins, c’est moi qui paie.

Bon, ok, la vraie raison est que j’avais explosé la limite du compte gratuit. Le bon côté, c’est que maintenant vous pouvez accéder aux versions “originales” de mes photos, c’est à dire sans que Flickr ne les réduise en taille et définition.

Ca va donc booster un max, et pour fêter ça, voilà quelques lumières de taxis New-Yorkais prises le dernier soir de notre récent séjour, à Flatiron (qu’on devine sur le bord gauche).

MàJ à 16h45: suite aux conseils avisés de l’ami Etienne (voir les premiers commentaires), j’ai changé la photo en la retaillant comme il faut. Pour voir l’ancienne version, et prendre la mesure de la pertinence des conseils d’Etienne, cliquez là..