Chez toi

Fais comme si c’était ici

Archives de octobre 2008

Il est temps de s’envoler

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Et voui, demain, c’est le triste départ de São Paulo, mais les (très) joyeux retour au pays et retrouvailles.

La fin du séjour fût vraiment sympa. Grâce à un collègue, j’ai eu droit à un tour de nuit dans le São Paulo populo qui, un peu à l’image de Nice, est l’hyper-centre. Le centre de São Paulo a été déserté par les riches suite à des choix urbanistiques ubuesques à l’époque de la dictature. Résultat, on y travaille beaucoup, on y vit quand on est dans la classe moyenne inférieure, on y squatte quand on est pauvre, on le fuit quand on est riche. C’est vrai qu’il y a des endroits où, sans ressentir de peur, on a ce sentiment qui fait apprécier d’être en voiture et avec quelqu’un qui connait.

Par contre, le sandwich dans ce delicatessen 24/7 typiquement brésilien, au milieu des chauffeurs de taxi, des flics engoncés dans leurs gilets pare-balle, des ouvriers rentrant du taff, des employés y allant, il respirait cette ambiance étrange qu’on ne trouve que dans les lieux populaires, la vibration si sincère des "vrais gens". Et puis on s’est fini dans un autre bar, bien sympa aussi avec la boutanche de bière de 600ml à 3$R (1€).

Et puis aujourd’hui, on change de style radicalement. Avec les copains d’ici, on va dans un très bon resto japonais. La diaspora niponne est très forte ici, ils vont fêter les 100 ans de l’immigration japonaise et ils sont plus d’un million dans la ville ! Bref, ambiance moins peuple dans un premier temps, puis ils m’ont amené dans un truc hallucinant pour ramener de la cachaça : un super-marché immense ouvert 24/7. Ca fait bizarre, à minuit, de voir des gens avec des caddies remplis de couche culotte, de pack de lait au milieu des jeunes qui achètent les packs de bières à 10$R pour finir la nuit. Mais bon, il paraît qu’on trouve aussi des magasins de contruction ouverts la nuit. Au cas où l’envie te prend d’aller changer ta baignoire à 3h du mat’ ("raaah, décidément ce rose est infecte, on va en prendre une blanche"), ben tu peux.

Reste que j’en suis sorti avec 4 bouteilles de cachaça que j’espère très bonnes. J’ai un peu galéré pour rentrer tout ça dans le sac, mais il est prêt. Si je rentre encore un truc, il explose façon bout de chaussette aux quatre coins de São Paulo, mais il est prêt. J’espère que l’excédent bagage ne sera pas la sanction …

En tout cas, demain

Retour à ça

Retour à ça

Ca cest fini

Ca c'est fini

Rédigé par Hervé

25 octobre 2008 à 7:02

Publié dans Accoudé au comptoir

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Les couleurs de São Paulo

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Oui, je sais, j’ai pas beaucoup écrit ces derniers temps. Mais comme dirait Séb … bon, ok, j’arrête avec Séb ;-)

Bref, pas mal de taff et beaucoup de transport, plus trop d’envie donc. Par contre, je suis toujours aussi ébloui par les couleurs des arbres et des fleurs ici. J’ai profité de m’être perdu dans le campus d’USP (oui … je sais …) pour prendre quelques photos (toujours à l’iPhone hélas, mais ça rend quand même pas mal).

Je vous laisse en prendre plein les mirettes en me préparant psychologiquement à rentrer, en espérant ne pas retomber sur le même chauffeur de bus qu’hier. Sa conduite trahissait un des (nombreux) hommes de main de la (je suppose très puissante) confrérie des osthéopathes brésilien. Le con !

Info : j’essaye aussi d’utiliser flickr pour stocker les photos, alors cliquez sur l’image pour l’avoir en grand.

Rédigé par Hervé

22 octobre 2008 à 11:04

Publié dans Dans les mirettes

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Tom ne dort pas, il attend…

avec 5 commentaires

J’avais en projet un billet décrivant l’ambiance à São Paulo, mais le sort en a voulu autrement et il faudra attendre (vous pouvez toujours aller lire "Les villes tentaculaires" d’Emile Verhaeren pour patienter).

Je vais plutôt faire de la concurrence (libre et non faussée bien sûr) à l’ami JeF. Chaque dimanche, il nous fait découvrir un peu de ses archives musicales et j’ai vérifié, il n’a jamais écrit sur Tom Waits. Du coup, mauvais jeu de mot dans le titre et petite découverte.

J’ai découvert l’univers de Tom Waits lors d’un excellent spectacle hier soir dans une salle fabuleuse de São Paulo. Comme à mon avis pas mal d’entre vous, j’avais déjà entendu du Waits sans vraiment le connaître. Il a fait quelques BOF et a été pas mal repris, notamment par Bruce Springsteen. C’est ausi un acteur qui joue pas mal avec Coppola, des seconds rôles je pense, comme dans Dracula (où il joue le fou). Son univers musical est un mélange bizarre entre du blues/rock/jazz avec une voix qui ferait passer Springsteen pour un des choristes.

Personne ne m’en voudra de vous faisant écouter cette chanson magique, Alice :)

L’ambiance de la salle allait à merveille avec le show, une salle intimiste au "centre de la terre" (c’est le nom du théâtre). Il s’agissait donc de deux artistes brésiliens assez connus dans d’autres registres et qui reprennait des chansons de Waits avec un minimum de mise en scène très adéquat, genre déchéance au whisky et cigare. La nana est connue surtout. Elle était fabuleuse au piano et au chant avec une voix allant du sur-aigüe limpide aux graves érraillées. Elle faisait duo avec un guitariste façon blues brother à la voix cassée (mais qui forçait un peu pour aller sur le registre de Waits).

Pour terminer, voilà un clip live d’un autre très bon morceaux, you’re innocent when you dream, où l’on découvre un humour désabusé que j’aime beaucoup (pour les obamophones uniquement évidemment).

A part ça, le Brésil continue son bonhomme de chemin et, pour rester dans la musique, j’ai pillé la Fnac (si si, ici aussi) de São Paulo et je suis quand même un peu écœuré de voir à quel point les CDs sont 2 à 3 fois moins chers ici. Comme quoi, la "crise" de l’industrie musicale n’est que la conséquence, comme pour la crise financière, d’un frénétique besoin de se goinfrer de fric sur le dos des gens.

Allez donc fouiller la discographie de Waits sur deezer, ça leur fera les pieds.

En tout cas, j’hâte de savoir ce qu’en pense mes deux références musicales dans le genre que sont JeF et l’ami Concombre.

Rédigé par Hervé

20 octobre 2008 à 5:50

Publié dans Accoudé au comptoir

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Il y a 10 sortes de personnes …

avec 7 commentaires

… ceux qui comprennent cette phrase et les autres.

Bon, ça fait lontemps que j’ai rien mis sur le blog et là, avant de partir du bureau (toujours à São Paulo et contrairement à ce que pourrait dire Séb de manière infamante, après une longue journée de travail), j’ai pas le courage d’écrire la fin des vacances à Ilhabela et le retour à São Paulo.

Par contre, j’ai l’énergie pour un gros truc de geek.

Evidemment, vaut mieux savoir que le binaire, c’est la façon de compter d’un ordinateur avec juste des 0 et des 1.
D’habitude, on a 10 chiffres et on écrit une séquence de ces chiffres et on lit, par exemple 302, comme 3×100 +  2, c’est à dire 3×10^2 + 0 x 10 + 2.

Ben en binaire c’est pareil, sauf qu’on a que 2 chiffres et donc 1101 se lit 1×2^3 + 1×2^2 + 0×2 + 1 = 8 + 4 + 1 = 13.

Voilà, c’était la leçon du jour (paraît que j’en donne, alors …).

Exercice : relire le titre du billet et la première phrase. C’est con hein ?

Rédigé par Hervé

17 octobre 2008 à 12:04

Publié dans Accoudé au comptoir

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Caïpirinha, nous y voilà !

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Bon, voilà, le retour à la vie connectée arrive enfin et c’est cette satanée page blanche. Difficile de reprendre le fil après plusieurs jours de silence électronique mais de tant d’émotions réelles.

Il faut quand même dire, on en a vu des choses magnifiques. Dans le dernier message, je vous laissais avec une photo d’Ipanema. Je peux aussi vous laisser voir ce petit panoramique de Copacabana (dommage que la lumière fût mauvaise).

Le lendemain, je me levais à l’aube pour rephotographier Ipanema, mais vide, belle, sous le lever de soleil. Que d’émotions lorsque les vagues viennent lécher les pieds dans cette baie inoubliable.

Ipanema au lever de soleil

Plus tard, nous embarquions dans un bus vers Angra dos Reis, puis un bateau pour Ilha Grande. Cette île est une sorte de paradis sur terre et, en prime, nous avons eu un bol quasi indécent. Nous sommes tombés sur une "pousada" de rêve, avec un balcon dans la chambre donnant sur la jungle. Quel bonheur de larver dans le hamac en écoutant le champ des oiseaux au lever du soleil.

C’est là que nous avons rencontré Igor, guide touristique un peu particulier : autocollant Greepeace sur son bateau, il embarque 6 touristes en leur faisant payer une misère pour un tour magique dans ce sanctuaire naturel qu’est Ilha Grande. Au menu, plongée (au tuba quand même) dans un site où les poissons fourmillent, marche dans la jungle jusqu’à une cascade, ballade en bateau et retour après 6h de plaisir et de beauté.

Bon, évidemment, la marche dans la jungle, c’est pas toujours de tout repos. Attaqué par un ennemi aussi ignoble qu’assez fourbe pour se camoufler en rocher, mon pied m’a lamentablement fait goûter à la fraîcheur des rivières du coin. Résultat, mon fidèle appareil photo affiche, tel le pendu, une érection post-mortem qu’on ne connaissait pas aux noyés. Quelques écorchures et un œuf à la jambe me font dire qu’on a failli moins rigoler mais l’essentiel est là, la beauté de l’île fait tout oublier. J’en laisse quelques photos, la suite est sur l’album picasa.

Le lendemain, pataugeant encore dans l’eau de la jungle, nous partons pour Paraty. C’est une petite station balnéaire très touristique que mon ancien chef m’avait tellement donné envie de visiter. Forcément, pour les photos, il y en a moins et c’est moins bien, mais finalement les téléphones s’en sortent pas mal quand ils sont associés au talent… Hummm, c’est surtout que centre historique de la ville est très beau, plein de couleurs et avec une architecture très particulière.

Par contre, c’est évidemment un ball-trap à touriste. Heureusement que nous étions hors saison ! Nous avons par contre eu la surprise de tomber en plein dans le 1er festival international de cinéma de Paraty. Néanmoins, friands d’activités plus intellectuelles, nous nous sommes concentrés sur le sauna de l’hôtel et les restaurants avec Bossa Nova en live. L’un, "Porto", est placé par un de ces couillons du classement parmi les 100 meilleurs resto du monde. C’est vrai que le carré d’agneau, sauce au café et risotto aux endives était fameux.

Enfin, départ pour la dernière grande destination, Ilha Bela, d’où j’écris. La plage est magique et les moustiques nombreux et voraces. L’hôtel fourni agréablement un anti-moustique, que nous avons doublé de répulsif censément ultra-efficace. Moi, je crois que ça les attire. Reste à espérer ne pas choper la dingue.

Allez, je raconterai ce dernier épisode des vacances plus tard, là c’est l’heure de rentrer sur São Paulo, dans la joie et la sénilité.

Rédigé par Hervé

12 octobre 2008 à 3:33

Publié dans Dans les mirettes

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