Ayrton Senna, saint patron des chauffeurs de bus brésilens
Hier, c’était la première grande aventure : prendre un bus à São Paulo qui nous amènerait à Rio. Hé bien finalement, c’était bien plus facile que prévu !
Si on excepte les portions de trajets en ville, où le chauffeur se transforme en pilote. A croire qu’il se prend pour Ayrton Senna, icône locale (il y a même une route à son nom dans São Paulo). Pour les incultes, adressez vous au fanatique de sport le plus près de chez vous !
Bref, une fois qu’on sort de São Paulo, on découvre des paysages luxuriants qui en mettent plein la vue. Bon, pour les photos, faudra se contenter de quelques clichés pas géniaux, photographier depuis un bus qui roule plus sur des chapeaux que sur des roues, c’est chaud !
En particulier, on se rend compte encore une fois que le monde est petit et, au Brésil aussi, Ikéa sévit dans les forêts. A moins que ce ne soit le cœur de la production mondiale de coton-tige. Le mystère n’est pas levé.
La traversée de quelques bourgades, mais surtout l’arrivée sur Rio sont synonymes de favellas collées à la route. Je ne sais pas si la gare routière de Rio est à proprement parler dans une favellas, mais c’est certainement la cours des miracles et les touristes sont attendus par une armée organisée. Evidemment rares sont ceux, comme nous, qui font le choix de prendre un bus de la ville et pour les atteindre, il faut passer le barrage des taxis.
Une fois arrivé, une fois trouvé un bus qui nous pose pas trop loin de l’hôtel, une fois esquivé l’enfant mendiant, il faut survivre au trajet. Le chauffeur, fort de son expérience et probablement de ses tendances suicidaires, pousse l’embrayage et les freins jusque dans leurs retranchements. Et bien, autant le dire, c’est pas beau ce qu’on y voit, âmes sensibles s’abstenir. Quoique d’un autre côté, vue l’expérience du taxi entre l’aéroport et São Paulo, je ne sais quel est le pire. Ce qui est sûr, c’est qu’avoir abandonné l’idée d’une voiture de location a fait perdre un client aux cardiologistes !
Un autre jour, un billet sur les mythiques plages que sont Ipanéma et Copacabana, mais une photo quand même, histoire de faire baver ceux qui ne sont pas encore allé voir l’album picasa.
Pour information, il s’agit d’Ipanéma, les pigouins dans l’eau sont vraiment des surfeurs. Allez, resto, club de bossa nova, et demain, bus et bateau vers Ilha Grande.




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