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Archive pour novembre 2008

Martine est élue … et après ?

25 novembre 2008 Hervé 3 commentaires

OFRTP-FRANCE-PS-AUBRY-20081030Les loups ont hurlé, les fossoyeurs ont fossoyé, le PS est exangue et … l’élection de Martine Aubry est confirmée. L’écart s’est même creusé.

Tout ça pour ça … c’est lamentable. Bon, à l’heure où j’écris, David Assouline réclame toujours un nouveau vote, en contradiction avec les déclarations de Ségolène hier matin.

Evidemment, je soupçonne Ségolène et son camp de ne pas vouloir interrompre leur stratégie de victimisation et de sectarisation maintenant. Ils ont pris une gifle, mais ça ne devrait pas les calmer.

La seule alternative correcte est que Martine, conformément à ses engagements, prenne le parti de “jeter des ponts” entre nous (comme dirait Benoît), tende la main à Ségolène et organise une direction rénovée et ancrée à gauche.

Dans ces conditions, si Ségolène continue de refuser toute légitimité à la direction, elle devra assumer son acte et quitter le parti. Je ne le souhaite pas, dans la séquence la gauche a besoin d’une union sacrée et que toutes les bonnes volontés s’attellent à la tâche.

Simplement, il y a eu tellement de violence dans les mots prononcés, dans les actes politiques posés, que je n’y croît pas, plus. Comment Manuel Valls pourraît se trouver dans le même bureau qu’un responsable de la fédération du Nord ?

En tout cas, continuons, nous militants, à exiger de nos dirigeants qu’ils fassent preuve de bien plus de responsabilité qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent.

Mise à jour à 23h : Après quelques heures de travail (rigolez pas, c’est vrai) sur les perspectives d’organisation de la recherche en STIC, je reviens à l’hôtel et regarde, fébrile, les infos. Il semblerait qu’il me faille faire amende honorable.

Martine a suivit la bonne stratégie, elle s’y était engagée, et tend la main à Ségolène. Celle-ci semble vouloir la saisir en appelant à l’unité même si, et c’est légitime, elle dit bien qu’elle va organiser son pôle dans le parti.

Par contre, il reste à éclaircir les déclarations de ses roquets Valls et Bianco (Assouline étant plutôt à cataloguer du côté de Rantanplan) qui sont restés sur le mode agressif qui sied parfaitement à Valls, mais peu à Bianco. Reste aussi à voir quel sera l’attitude (et non, ça n’est un néo-ségolisme) dans les fédérations et sur le terrain.

Pour le terrain, on peut s’attendre à ce qu’il se passe le même phénomène que pendant la campagne présidentielle, à savoir qu’on a vu peu de militants issus de Désir d’Avenir faire la campagne de la candidate qu’ils avaient pourtant désignée. Etant donnée qu’ils sont en situation de défaite, la motivation risque d’être encore moins … enfin plus … enfin, vous voyez quoi.

Pour les fédérations, tout dépend. Dans les Alpes Maritimes, à quelques rares exceptions près, il faut dire que les relations sont restées bonnes et le travail devrait se poursuivre proprement. Ailleurs, je ne sais pas si la violence des propos des certains “responsables” sera dépassable. En tout cas, la tâche est immense et les conditions ne sont pas optimales.

On peut maintenant espérer être débarrassé du poison présidentialiste pendant quelques temps et que notre parti organise enfin la riposte à la Droite sur le terrain militant, en coordonnant les collectivités territoriales que nous contrôlons, à l’Assemblée et au Sénat et sur les médias. On ne peut mêm se contenter de l’espérer. La situation, elle, le nécessite.

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Galéjade politique

25 novembre 2008 Hervé Laisser un commentaire

Dessin de Chimulus trouvé sur l’excellent rue89.

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Quand on touche le fond, on peut encore creuser …

23 novembre 2008 Hervé 2 commentaires

Mon billet écrit pendant la funeste nuit de vendredi à samedi était une réaction à chaud, un écoeurement profond face à l’incurie de nos dirigeants qui préfèrent casser plutôt que ne pas contrôler.

A moins que l’ENA ne forme que des demeurés de la dernière espèce, ce que je ne peux croire, la stratégie suivie par Ségolène Royal et sa faction est délibérée. Que cherche-t-elle à faire en envoyant son roquet Manuel Valls annoncer à la téloche qu’il va porter plainte pour “faux en écriture” contre un camarade ?

Récupérer le leadership du PS ne peux pas être son but puisque chaque mouvement consite à détruire le parti. Les mots d’une violence jamais atteinte dans un débat public ne servent qu’à créer une haine indépassable, un fossé qu’aucun pont ne saura enjamber avant longtemps, quand bien même la meilleure volonté habite celui qui le jette.

Je ne crois pas aux coïncidences en politique. Si, d’un coup d’un seul, Vincent Peillon a quasiment disparu de la scène médiatique, remplacé par Manuel Valls c’est qu’un objectif est poursuivi et que Vincent n’a pas voulu s’y consacrer. Ca n’est pas un hasard que celui qui agit pour le compte de Ségolène soit le même qui préconisait de saborder le Parti Socialiste, d’en changer le nom et de le rapprocher d’une Sarko-compatibilité partielle.

L’issue de ce combat ne peut plus être pacifique, qui peut encore croire que Martine ou Ségolène va finir par admettre sa défaite et reconnaître l’autorité de l’autre ?

Sans porter le moindre jugement sur les opérations de vote probablement plus sincère que d’habitude (on connaît l’état de transparence du vote dans certaines fédés, qui n’a jamais géné ceux qui étaient au chaud de la majorité Hollandaise, mais qui, cette fois étaient réparties dans les deux camps ), la stratégie de Ségolène est celle de fossoyeurs du Parti Socialiste et elle se déroule depuis que son camp a annoncé une victoire à 53% tôt dans la soirée.

Cette stratégie indigne consiste à exploiter la soif des médias pour le sensationnel, se victimiser (comme à chaque fois), et pousser le camp d’en face dans un retranchement dont il ne pourra plus sortir sans une guerre sanglante. Benoît Hamon a raison de s’inquiéter pour l’existence du Parti Socialiste, je crois qu’il est définitivement transformé en vietnam par la seule volonté d’un égo qui se croit investi d’une mission.

J’espère me tromper, pour mon parti, pour mes valeurs, pour mes camarades, mais j’ai bien peur qu’il n’y ai déjà plus rien de bon à faire dans ce bourbier. Ségolène aura, en une nuit et un week-end, fracassé le premier parti de France en nombre d’élus.

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Ne leur pardonnons pas, ils devraient savoir ce qu’ils font

22 novembre 2008 Hervé 4 commentaires

rose_faneeBen voilà, on y est.

Où ça ? Dans l’abyssale profondeur du grand n’importe quoi socialiste.

A force d’entendre Hollande le fossoyeur du PS parler de clarification toutes les 30s depuis 2002, la seule chose qui soit claire c’est que le parti est en lambeau.

La faute à qui ? A nous tous qui, collectivement, n’avons pas su faire de ce congrès un moment de dépassement des petits intérêts individuels. A nous, militants, qui n’avons su imposer à nos têtes de nœuds un minimum de responsabilité et d’exemplarité.

Mais aussi, et surtout, la faute à ces fous qui dansent sur les décombres du plus formidable outil d’espoir donné au peuple français.

Il est 3h30 quand je rédige ce billet et personne ne sait qui de Martine Aubry ou de Ségolène Royal est élue première secrétaire du PS. Chaque camp, sûrement conseillé par des visionnaires qui feraient mieux de mettre des lunettes, fourbit ses recours contre telle ou telle irrégularité de vote, plus soucieux de “gagner” le parti plutôt que de l’état dans lequel ils sont en train de nous le mettre.

Manuel Valls, qui ferait passer Copé pour un exemple de mesure et de respect d’autrui, venir se draper dans je ne sais quelle virginité pour dénoncer des votes litigieux et un “vol de victoire” parce qu’Aubry est annoncée à 50,1% est grotesque. Les porte-paroles qui viennent tour à tour décréter la victoire de leur patronne sont une honte !

Ne peuvent-ils pas tous juste se taire jusqu’à ce que tout soit joué plutôt que de tenter de mettre la pression aux média et ainsi ne faire que dégrader encore plus l’image de notre parti ?

Parce que, n’en déplaise à certains, il est toujours aussi beau le Parti Socialiste. Il y a, dans ses rangs, des hommes et des femmes de la meilleure volonté, qui ne rêvent que d’apporter leur pierre à la construction d’un espoir collectif de lendemains meilleurs.

J’espère faire partie de ces camarades vrais et sincères et je me sens sali par le comportement de nos soit-disant “leaders”. Merci à Benoît d’avoir su, avec la grandeur qui le caractérise, rester digne en cette soirée de deuil politique.

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La presse : un biais sur le congrès ?

14 novembre 2008 Hervé 3 commentaires

roseC’est un peu une lapalissade quand on est militant que de dire que la presse rend mal compte des débats internes du Parti Socialiste.

Voilà, c’est dit, pas besoin d’épiloguer là dessus, ni même de s’en servir comme d’une excuse : quand un politique a une parole publique, il sait qu’elle sera déformé par le prisme médiatique, à lui aussi de faire que le bon message passe.

On sait aussi que, du fait des intérêts politico-financiers des entreprises qui contrôlent l’essentiel des médias, une coloration globalement droitière et pro-Sarkozy se voit. En effet, 80% de la presse est tenue par des marchands d’armes (Lagardère et Dassault). Et dans le classement des magnats de la presse qui vivent de la commande d’état, Bouygues (TF1, LCI) et Boloré (Direct 8, Matin +, etc.) ne sont pas en reste.

Là où il faut nuancer l’analyse, c’est que cette pression financière se joue à haut niveau, dans des pressions sur les rédacteurs en chef, leur embauche et licenciement, éventuellement sur des lignes éditoriales. Les exemples où des journalistes sont censurés et virés sont plus récents et à classer dans les excès de pouvoir de l’hyper-président et ses relations incestueuses avec les puissances financières.

Quand on parle des débats au Parti Socialiste, on touche à une autre forme de biais, tenant plus aux orientations politiques profondes des journalistes eux mêmes et, ils font ce qu’ils peuvent après tout, leur difficulté à être objectifs quand ils sont juges et (presque) parties. Quand il s’agit d’éditorialistes comme Joffrin ou même Juliard (qui est à l’objectivité politique et la prise de distance ce que le porte-parole de l’UMP Lefebvre est à la bonne foi, un contre-exemple), c’est légitime.

Quand ce sont les journalistes d’un service politique, censés avoir une analyse objective pour éclairer les citoyens dans leurs choix, c’est plus discutable. Le Monde est un exemple flagrant. Journal pourtant extrêmement sérieux, son staff politique impose un biais sur la réalité des débats du PS impressionnant. Déjà, il y a quelques temps, l’un d’entre eux, Noblecourt, insultait copieusement la gauche du PS au motif qu’elle serait has-been, dépassée, pas vraiment réformiste. Maintenant que notre ligne a été validée par les débats du congrès et que tout le parti, Ségolène et Delanoé y compris, nous ont rejoints, la propagande est plus insidieuse.

Je me suis amusé, pour l’exemple, à fouiner dans le blog des journalistes du service politique s’intéressant spécifiquement au Parti Socialiste. J’ai notamment regardé les catégories et le nombre d’articles. Résultat, la motion de Ségolène Royal compte 80 articles répartis dans 10 catégories, celle de Bertrand Delanoë compte 89 articles dans 9 catégories (mais il faut prendre en compte le fait que je compte dedans la catégorie “François Hollande”, peut être générale au parti, et celle “Moscovici” qui, vu son parcours tortueux pendant le congrès, doit pouvoir se compter autant pour Ségolène que pour Bertrand et même Martine).

Pendant ce temps, la motion de Martine Aubry ne compte que 44 articles dans 5 catégories et, la palme, celle de Benoît Hamon 31 articles dans 2 catégories. A cela il faut prendre en compte une catégorie générique “gauche du parti” avec 18 articles.

En gros, Ségolène 35% (42% si on oublie Hollande et Moscovici), Delanoé 35% (22%), Aubry 17% (21%), Hamon 12% (15%).

Ok, la statistique est peu scientifique. Mais je ne suis vraiment pas certain que leur propos soit plus objectif que le mien !

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