Martine est élue … et après ?
Les loups ont hurlé, les fossoyeurs ont fossoyé, le PS est exangue et … l’élection de Martine Aubry est confirmée. L’écart s’est même creusé.
Tout ça pour ça … c’est lamentable. Bon, à l’heure où j’écris, David Assouline réclame toujours un nouveau vote, en contradiction avec les déclarations de Ségolène hier matin.
Evidemment, je soupçonne Ségolène et son camp de ne pas vouloir interrompre leur stratégie de victimisation et de sectarisation maintenant. Ils ont pris une gifle, mais ça ne devrait pas les calmer.
La seule alternative correcte est que Martine, conformément à ses engagements, prenne le parti de “jeter des ponts” entre nous (comme dirait Benoît), tende la main à Ségolène et organise une direction rénovée et ancrée à gauche.
Dans ces conditions, si Ségolène continue de refuser toute légitimité à la direction, elle devra assumer son acte et quitter le parti. Je ne le souhaite pas, dans la séquence la gauche a besoin d’une union sacrée et que toutes les bonnes volontés s’attellent à la tâche.
Simplement, il y a eu tellement de violence dans les mots prononcés, dans les actes politiques posés, que je n’y croît pas, plus. Comment Manuel Valls pourraît se trouver dans le même bureau qu’un responsable de la fédération du Nord ?
En tout cas, continuons, nous militants, à exiger de nos dirigeants qu’ils fassent preuve de bien plus de responsabilité qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent.
Mise à jour à 23h : Après quelques heures de travail (rigolez pas, c’est vrai) sur les perspectives d’organisation de la recherche en STIC, je reviens à l’hôtel et regarde, fébrile, les infos. Il semblerait qu’il me faille faire amende honorable.
Martine a suivit la bonne stratégie, elle s’y était engagée, et tend la main à Ségolène. Celle-ci semble vouloir la saisir en appelant à l’unité même si, et c’est légitime, elle dit bien qu’elle va organiser son pôle dans le parti.
Par contre, il reste à éclaircir les déclarations de ses roquets Valls et Bianco (Assouline étant plutôt à cataloguer du côté de Rantanplan) qui sont restés sur le mode agressif qui sied parfaitement à Valls, mais peu à Bianco. Reste aussi à voir quel sera l’attitude (et non, ça n’est un néo-ségolisme) dans les fédérations et sur le terrain.
Pour le terrain, on peut s’attendre à ce qu’il se passe le même phénomène que pendant la campagne présidentielle, à savoir qu’on a vu peu de militants issus de Désir d’Avenir faire la campagne de la candidate qu’ils avaient pourtant désignée. Etant donnée qu’ils sont en situation de défaite, la motivation risque d’être encore moins … enfin plus … enfin, vous voyez quoi.
Pour les fédérations, tout dépend. Dans les Alpes Maritimes, à quelques rares exceptions près, il faut dire que les relations sont restées bonnes et le travail devrait se poursuivre proprement. Ailleurs, je ne sais pas si la violence des propos des certains “responsables” sera dépassable. En tout cas, la tâche est immense et les conditions ne sont pas optimales.
On peut maintenant espérer être débarrassé du poison présidentialiste pendant quelques temps et que notre parti organise enfin la riposte à la Droite sur le terrain militant, en coordonnant les collectivités territoriales que nous contrôlons, à l’Assemblée et au Sénat et sur les médias. On ne peut mêm se contenter de l’espérer. La situation, elle, le nécessite.







Qu'est-ce qu'ils disent ?