Bien, cette fois, ça y est. Je suis de nouveau lyonnais. De nouveau puisque j’avais déjà “essayé” pendant les années scolaires 97-99 où j’apprenais, dans le cadre privilégié de l’Ecole Normale Supérieure, à bien vivre de ces plaisirs que sont les belles amitiés, les bons mets partagés avec ces mêmes amis, la curiosité et la culture scientifique, et l’action politique.
Même si ces jours furent magnifiques (et très durs à quitter à l’époque), je m’en suis beaucoup voulu de ne pas avoir découvert Lyon à cette occasion. Responsable du foyer de l’ENS, je ne quittais à l’époque que très rarement le quartier de Gerland, en fait la proximité immédiate de l’école. Ce n’est donc que bien plus tard que j’ai découvert les quais du Rhône, ces magnifiques bâtiments qui rendent la presqu’île majestueuse, et le charme des traboules du vieux Lyon.
Il faut dire, entre temps la ville était tombée à gauche et, avec toutes les réserves que l’on peut avoir sur le comportement politique du maire Collomb, notamment au sein du PS, les nouvelles équipes ont transfiguré Lyon en la faisant sortir d’une torpeur conservatrice qui l’étouffait. D’une belle ville qui sentait la poussière et les gaz d’échappements (les bouchons lyonnais étaient alors autant une religion gastronomique qu’un quotidien automobile insupportable), Lyon est devenue une ville majestueuse, superbement mise en valeur par des éclairages somptueux et une politique de transport dynamique. En particulier, ceux qui font trop confiance aux journaleux parigots ne le savent probablement pas, mais le Vélo’lib parisien n’est que la copie conforme du Vélo’v lyonnais qui l’a précédé de plusieurs années (et ne parlons pas des “vélos bleus” qu’Estrosi a piqué au programme municipal de la gauche niçoise sauf qu’il a réussi l’exploit de graisser la patte d’un autre opérateur aussi compétent qu’Estrosi est intellectuel…).
Bref, j’adore cette ville et aujourd’hui sonnait ce nouveau départ auquel je me préparais depuis si longtemps. Aujourd’hui fût donc la première “vraie” journée au labo, avec le premier trajet en vélo à travers le parc de la Tête d’Or (et, moins glorieusement, le premier retour à l’appart transporté par un collègue à cause d’une pluie trop forte pour mon équipement d’ex-sudiste par encore conscient des réalités locales).
Ce fût aussi et surtout le premier repas à la maison avec des copains qui, j’espère, initiera une longue lignée de soirée sympathique à la manière de ce qu’on peut vivre chez l’ami JeF. Ces amis sont très spéciaux pour moi et ça n’est probablement pas pour rien que ce sont eux que j’ai voulu avoir avec moi ce soir. Ce fut à la fois joyeux avec les pitreries de leurs enfants et les blagues plus ou moins douteuses qu’un ministre de l’intérieur raciste a pu nous inspirer, approximatif puisque beaucoup de matériel était extirpé des cartons au dernier moment, et simple (pâtes/charcuterie/fromage) mais accompagné par le bonheur d’un Pacherenc, d’un Chateauneuf du Pape et du plaisir d’être ensemble.
Plein d’énergie, j’ai continué la soirée en rangeant tous les cartons de la cuisine puis en rédigeant ce billet, du coup il est 3h et demi : la journée de demain va être … sympathique :-S Allez quand même voir les élucubrations de l’ami Fabrice.
Qu'est-ce qu'ils disent ?