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Articles avec le mot clé ‘nature’

Les couleurs de São Paulo

22 octobre 2008 Hervé Laisser un commentaire

Oui, je sais, j’ai pas beaucoup écrit ces derniers temps. Mais comme dirait Séb … bon, ok, j’arrête avec Séb ;-)

Bref, pas mal de taff et beaucoup de transport, plus trop d’envie donc. Par contre, je suis toujours aussi ébloui par les couleurs des arbres et des fleurs ici. J’ai profité de m’être perdu dans le campus d’USP (oui … je sais …) pour prendre quelques photos (toujours à l’iPhone hélas, mais ça rend quand même pas mal).

Je vous laisse en prendre plein les mirettes en me préparant psychologiquement à rentrer, en espérant ne pas retomber sur le même chauffeur de bus qu’hier. Sa conduite trahissait un des (nombreux) hommes de main de la (je suppose très puissante) confrérie des osthéopathes brésilien. Le con !

Info : j’essaye aussi d’utiliser flickr pour stocker les photos, alors cliquez sur l’image pour l’avoir en grand.

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Caïpirinha, nous y voilà !

12 octobre 2008 Hervé 4 commentaires

Bon, voilà, le retour à la vie connectée arrive enfin et c’est cette satanée page blanche. Difficile de reprendre le fil après plusieurs jours de silence électronique mais de tant d’émotions réelles.

Il faut quand même dire, on en a vu des choses magnifiques. Dans le dernier message, je vous laissais avec une photo d’Ipanema. Je peux aussi vous laisser voir ce petit panoramique de Copacabana (dommage que la lumière fût mauvaise).

Le lendemain, je me levais à l’aube pour rephotographier Ipanema, mais vide, belle, sous le lever de soleil. Que d’émotions lorsque les vagues viennent lécher les pieds dans cette baie inoubliable.

Ipanema au lever de soleil

Plus tard, nous embarquions dans un bus vers Angra dos Reis, puis un bateau pour Ilha Grande. Cette île est une sorte de paradis sur terre et, en prime, nous avons eu un bol quasi indécent. Nous sommes tombés sur une “pousada” de rêve, avec un balcon dans la chambre donnant sur la jungle. Quel bonheur de larver dans le hamac en écoutant le champ des oiseaux au lever du soleil.

C’est là que nous avons rencontré Igor, guide touristique un peu particulier : autocollant Greepeace sur son bateau, il embarque 6 touristes en leur faisant payer une misère pour un tour magique dans ce sanctuaire naturel qu’est Ilha Grande. Au menu, plongée (au tuba quand même) dans un site où les poissons fourmillent, marche dans la jungle jusqu’à une cascade, ballade en bateau et retour après 6h de plaisir et de beauté.

Bon, évidemment, la marche dans la jungle, c’est pas toujours de tout repos. Attaqué par un ennemi aussi ignoble qu’assez fourbe pour se camoufler en rocher, mon pied m’a lamentablement fait goûter à la fraîcheur des rivières du coin. Résultat, mon fidèle appareil photo affiche, tel le pendu, une érection post-mortem qu’on ne connaissait pas aux noyés. Quelques écorchures et un œuf à la jambe me font dire qu’on a failli moins rigoler mais l’essentiel est là, la beauté de l’île fait tout oublier. J’en laisse quelques photos, la suite est sur l’album picasa.

Le lendemain, pataugeant encore dans l’eau de la jungle, nous partons pour Paraty. C’est une petite station balnéaire très touristique que mon ancien chef m’avait tellement donné envie de visiter. Forcément, pour les photos, il y en a moins et c’est moins bien, mais finalement les téléphones s’en sortent pas mal quand ils sont associés au talent… Hummm, c’est surtout que centre historique de la ville est très beau, plein de couleurs et avec une architecture très particulière.

Par contre, c’est évidemment un ball-trap à touriste. Heureusement que nous étions hors saison ! Nous avons par contre eu la surprise de tomber en plein dans le 1er festival international de cinéma de Paraty. Néanmoins, friands d’activités plus intellectuelles, nous nous sommes concentrés sur le sauna de l’hôtel et les restaurants avec Bossa Nova en live. L’un, “Porto”, est placé par un de ces couillons du classement parmi les 100 meilleurs resto du monde. C’est vrai que le carré d’agneau, sauce au café et risotto aux endives était fameux.

Enfin, départ pour la dernière grande destination, Ilha Bela, d’où j’écris. La plage est magique et les moustiques nombreux et voraces. L’hôtel fourni agréablement un anti-moustique, que nous avons doublé de répulsif censément ultra-efficace. Moi, je crois que ça les attire. Reste à espérer ne pas choper la dingue.

Allez, je raconterai ce dernier épisode des vacances plus tard, là c’est l’heure de rentrer sur São Paulo, dans la joie et la sénilité.

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Ayrton Senna, saint patron des chauffeurs de bus brésilens

5 octobre 2008 Hervé 2 commentaires

Hier, c’était la première grande aventure : prendre un bus à São Paulo qui nous amènerait à Rio. Hé bien finalement, c’était bien plus facile que prévu !

Si on excepte les portions de trajets en ville, où le chauffeur se transforme en pilote. A croire qu’il se prend pour Ayrton Senna, icône locale (il y a même une route à son nom dans São Paulo). Pour les incultes, adressez vous au fanatique de sport le plus près de chez vous !

Bref, une fois qu’on sort de São Paulo, on découvre des paysages luxuriants qui en mettent plein la vue. Bon, pour les photos, faudra se contenter de quelques clichés pas géniaux, photographier depuis un bus qui roule plus sur des chapeaux que sur des roues, c’est chaud !

En particulier, on se rend compte encore une fois que le monde est petit et, au Brésil aussi, Ikéa sévit dans les forêts. A moins que ce ne soit le cœur de la production mondiale de coton-tige. Le mystère n’est pas levé.

La traversée de quelques bourgades, mais surtout l’arrivée sur Rio sont synonymes de favellas collées à la route. Je ne sais pas si la gare routière de Rio est à proprement parler dans une favellas, mais c’est certainement la cours des miracles et les touristes sont attendus par une armée organisée. Evidemment rares sont ceux, comme nous, qui font le choix de prendre un bus de la ville et pour les atteindre, il faut passer le barrage des taxis.


Une fois arrivé, une fois trouvé un bus qui nous pose pas trop loin de l’hôtel, une fois esquivé l’enfant mendiant, il faut survivre au trajet. Le chauffeur, fort de son expérience et probablement de ses tendances suicidaires, pousse l’embrayage et les freins jusque dans leurs retranchements. Et bien, autant le dire, c’est pas beau ce qu’on y voit, âmes sensibles s’abstenir. Quoique d’un autre côté, vue l’expérience du taxi entre l’aéroport et São Paulo, je ne sais quel est le pire. Ce qui est sûr, c’est qu’avoir abandonné l’idée d’une voiture de location a fait perdre un client aux cardiologistes !

Un autre jour, un billet sur les mythiques plages que sont Ipanéma et Copacabana, mais une photo quand même, histoire de faire baver ceux qui ne sont pas encore allé voir l’album picasa.

Pour information, il s’agit d’Ipanéma, les pigouins dans l’eau sont vraiment des surfeurs. Allez, resto, club de bossa nova, et demain, bus et bateau vers Ilha Grande.

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