Bon, voilà, le retour à la vie connectée arrive enfin et c’est cette satanée page blanche. Difficile de reprendre le fil après plusieurs jours de silence électronique mais de tant d’émotions réelles.
Il faut quand même dire, on en a vu des choses magnifiques. Dans le dernier message, je vous laissais avec une photo d’Ipanema. Je peux aussi vous laisser voir ce petit panoramique de Copacabana (dommage que la lumière fût mauvaise).

Le lendemain, je me levais à l’aube pour rephotographier Ipanema, mais vide, belle, sous le lever de soleil. Que d’émotions lorsque les vagues viennent lécher les pieds dans cette baie inoubliable.


Plus tard, nous embarquions dans un bus vers Angra dos Reis, puis un bateau pour Ilha Grande. Cette île est une sorte de paradis sur terre et, en prime, nous avons eu un bol quasi indécent. Nous sommes tombés sur une “pousada” de rêve, avec un balcon dans la chambre donnant sur la jungle. Quel bonheur de larver dans le hamac en écoutant le champ des oiseaux au lever du soleil.


C’est là que nous avons rencontré Igor, guide touristique un peu particulier : autocollant Greepeace sur son bateau, il embarque 6 touristes en leur faisant payer une misère pour un tour magique dans ce sanctuaire naturel qu’est Ilha Grande. Au menu, plongée (au tuba quand même) dans un site où les poissons fourmillent, marche dans la jungle jusqu’à une cascade, ballade en bateau et retour après 6h de plaisir et de beauté.

Bon, évidemment, la marche dans la jungle, c’est pas toujours de tout repos. Attaqué par un ennemi aussi ignoble qu’assez fourbe pour se camoufler en rocher, mon pied m’a lamentablement fait goûter à la fraîcheur des rivières du coin. Résultat, mon fidèle appareil photo affiche, tel le pendu, une érection post-mortem qu’on ne connaissait pas aux noyés. Quelques écorchures et un œuf à la jambe me font dire qu’on a failli moins rigoler mais l’essentiel est là, la beauté de l’île fait tout oublier. J’en laisse quelques photos, la suite est sur l’album picasa.


Le lendemain, pataugeant encore dans l’eau de la jungle, nous partons pour Paraty. C’est une petite station balnéaire très touristique que mon ancien chef m’avait tellement donné envie de visiter. Forcément, pour les photos, il y en a moins et c’est moins bien, mais finalement les téléphones s’en sortent pas mal quand ils sont associés au talent… Hummm, c’est surtout que centre historique de la ville est très beau, plein de couleurs et avec une architecture très particulière.


Par contre, c’est évidemment un ball-trap à touriste. Heureusement que nous étions hors saison ! Nous avons par contre eu la surprise de tomber en plein dans le 1er festival international de cinéma de Paraty. Néanmoins, friands d’activités plus intellectuelles, nous nous sommes concentrés sur le sauna de l’hôtel et les restaurants avec Bossa Nova en live. L’un, “Porto”, est placé par un de ces couillons du classement parmi les 100 meilleurs resto du monde. C’est vrai que le carré d’agneau, sauce au café et risotto aux endives était fameux.
Enfin, départ pour la dernière grande destination, Ilha Bela, d’où j’écris. La plage est magique et les moustiques nombreux et voraces. L’hôtel fourni agréablement un anti-moustique, que nous avons doublé de répulsif censément ultra-efficace. Moi, je crois que ça les attire. Reste à espérer ne pas choper la dingue.

Allez, je raconterai ce dernier épisode des vacances plus tard, là c’est l’heure de rentrer sur São Paulo, dans la joie et la sénilité.
Qu'est-ce qu'ils disent ?