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Articles avec le mot clé ‘urbain’

Décidément, c’est les soldes !

24 juin 2009 Hervé 4 commentaires

Bon, puisque même Estrosi peut être ministre de l’industrie… c’est vraiment les soldes du mérite républicain.

Du coup, je pense que me comparer à un photographe pro est aussi ridicule que considérer Estrosi comme un responsable de notre République respectueux des fonds publics. Alors j’ai pris un abonnement pro chez Flickr, au moins, c’est moi qui paie.

Bon, ok, la vraie raison est que j’avais explosé la limite du compte gratuit. Le bon côté, c’est que maintenant vous pouvez accéder aux versions “originales” de mes photos, c’est à dire sans que Flickr ne les réduise en taille et définition.

Ca va donc booster un max, et pour fêter ça, voilà quelques lumières de taxis New-Yorkais prises le dernier soir de notre récent séjour, à Flatiron (qu’on devine sur le bord gauche).

MàJ à 16h45: suite aux conseils avisés de l’ami Etienne (voir les premiers commentaires), j’ai changé la photo en la retaillant comme il faut. Pour voir l’ancienne version, et prendre la mesure de la pertinence des conseils d’Etienne, cliquez là..

Premiers jours à New York

7 juin 2009 Hervé 2 commentaires

Times SquareDifficile de bloguer quand les journées sont si intenses ! Mais comme ça fait longtemps que j’ai rien écrit et que ça fera plaisir à ma Maman, en voici une bonne grosse tartine depuis New York.

Tout d’abord, la fin du séjour à Bell Labs était compliquée à relater par manque d’accès au web. J’ai franchement adoré ces trois jours même si un workshop sur “les futurs réseaux de communication” sans un accès à Internet, c’est presque incongru ! M’enfin, on a quand même eu le privilège d’entendre des leaders du domaine raconter leurs visions des choses et leur travail actuel, et ça en valait vraiment la peine.

Notamment, on a eu deux exposés qui tranchaient par leur angle d’attaque : un par un gars spécialisé dans l’analyse des tendances technologiques plus que sur la techno qui racontait que c’était l’approfondissement de l’information qui allait continuer de faire croître la demande en bande passante, et non l’élargissement de cette information. Intéressant quoique  discutable sur certains aspects. Un autre, plus sur l’analyse économique, expliquait que la mobilité et l’accès omniprésent était le plus gros succès en technologie de l’information de ces 20 dernières années, avec au moins un ordre de grandeur d’écart avec google (env. 150 milliards de $ pour le marché US du wireless l’année dernière, contre 20 milliards pour google monde).

Une fois le workshop fini, on est parti à trois vers New York. Chaque minute nous rapprochant de Manhattan augmentait mon excitation, jusqu’à ce qu’on arrive à Lower Manhattan par le Holland Tunnel (dont l’état est proche de celui du PS après que l’homonyme ait fini de s’en repaître). Ensuite, la remonté jusqu’à Times Square pour voir la grande innovation de ces dernières semaines : Broadway piétonne sur quelques blocs autour de Times Square. C’est génial de pouvoir se poser au milieu de la route pour admirer cette orgie de lumières, de pubs et de démesure, sans se faire piétiner par la horde de taxis cavalant tout azimut dans la zone.

Notre hôtel était justement par là : 48th street, entre la 7th et la 8th avenue, le Best Western President Hotel. Vue de la chambreBon, je ne sais pas si une description est utile car tous les hôtels de moyenne gamme dans la zone sont en travaux. Disons que là, le hall d’accueil est un peu glauque, même en faisant abstraction des travaux. En arrivant au 9eme étage, la crainte augmente en voyant les couloirs, évidemment vieux et moches. C’est donc tout stressé que j’ouvre la porte … pour tomber sur une piaule certes petites, mais design comme j’aime : tout dans la sobriété, le mariage de blanc et bois notamment, une grande télé et une jolie vue. J’y ai passé deux nuits.

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New York New York

31 mai 2009 Hervé 3 commentaires
Hi guys, I’m in New York !
En fait, je mens. J’écris ça dans l’avion et, de toutes façons, je commence par aller à côté (Murray Hill, New Providence, New Jersey) pour un séminaire de 3 jours chez Bell Labs (faire lien). Je serais à New York dans 4 jours.
Je ne sais pour quelle raison, j’ai toujours eu une relation étrange à New York. Plus qu’aucune autre ville au monde (et je commence à en avoir fait un certain nombre), elle m’attire, presque magnétique, et, si je sais que je ne pourrais pas y faire ma vie, y passer quelques mois ou années est une envie qui me titille régulièrement.
Pour moi les villes vibrent et ont une énergie folle, et quand on la ressent ça peut être puissant. Je ne saurais dire réellement ce que c’est, et encore moins me risquer à une quelconque divagation scientifique là dessus, dites moi si vous ressentez ce genre de lien, presque charnel.
En tout cas, que ce soit la concentration humaine et forcément sociale, l’architecture, ou je ne sais quoi, cette énergie transcende chaque citadin, chaque bâtiment. C’est une émanation collective et, concernant New York, elle est d’une puissance et d’une nature hors du commun.
Pourtant, nos relations avaient mal débuté. Pâques 1998, petit voyage aux USA avec un vol Lyon-Boston, quelques jours à Boston puis location de voiture et trajet jusqu’à New York pour 3 jours de découverte.
Déjà, à l’arrivée, temps dégueulasse, vue inquiétante d’une proche banlieue pas très accueillante noyée dans un fog de pollution. On s’arrête faire le plein dans une station louche avec des types qui n’auraient pas dépareillés dans New York 1997 (faire ub lien) et en repartant on passe devant un misérable panneau “Welcome to New York !” avec un chien mort à côté.
Cette approche peu engageante (surtout après la très européenne Boston et la traversée du New Jersey) s’est confirmée par la traversée du Bronx où le mythe en a sûrement rajouté à la réalité, mais stressant quand même, puis l’arrivée à Manhattan, dans des bouchons infernaux et des incessants bruits de sirènes.
En clair, un sentiment de violence, agression urbaine de tous les sens. Un truc à confondre Frédérique Lefebvre avec un Bisounours (mais quand même Quatremer avec un journaliste), c’est dire !
Par ailleurs, à cette époque, New York était une ville dangereuse. Central Park était très largement déconseillé quand la lumière baissait (et vu le temps, la lumière, il y en avait peu) et on se sentait batailler contre la ville.
Malgré ce premier sentiment oppressant, j’ai toujours eu envie de retourner à New York, me replonger dans cette espèce de concentré de vie.
En mai 2006, une conférence à Brooklyn a été l’occasion rêvée. Je ne suis pas resté longtemps, mais dans des conditions pas mal : temps magnifique en général, un orage monstrueux un soir qui n’était pas sans charme, un hôtel à la frontière entre Chinatown et Little Italy et, surtout, la chance de retrouver des copains dans cet hôtel. Je mettrais quelques photos en ligne un de ces jours, mais il y en a quelques unes sur ma page pro (lien).
Cette expérience fut magique, avec des concerts en plein air, une soirée mythique dans une marina proche de ground zero, quelques heures passées dans ce temple au savoir qu’est la New York Public Library qui fait avoir honte du traitement que l’on fait à la culture en France, en ces temps de médiocrité intellectuelle sarkozyste…
Difficile d’en dire plus sans en mettre des tartines qui seront aussi indigestes pour vous que frustrantes pour moi. Alors, plutôt, dans les prochains jours, j’essayerai de vous transmettre ça par petites touches.
On commence par 3 jours de conférence à Murray Hill, New Providence, chez Bell Labs. Le vrai trip new yorkais commence ensuite.
Have fun and see you guys.

Hi guys, I’m in New York !

En fait, je mens. J’écris ça dans l’avion et, de toutes façons, je commence par aller à côté (Murray Hill, New Providence, New Jersey) pour un séminaire de 3 jours chez Bell Labs. Je serais à New York dans 4 jours.

Je ne sais pour quelle raison, j’ai toujours eu une relation étrange à New York. Plus qu’aucune autre ville au monde (et je commence à en avoir fait un certain nombre), elle m’attire, presque magnétique, et, si je sais que je ne pourrais pas y faire ma vie, y passer quelques mois ou années est une envie qui me titille régulièrement.

Pour moi les villes vibrent et ont une énergie folle, et quand on la ressent ça peut être puissant. Je ne saurais dire réellement ce que c’est, et encore moins me risquer à une quelconque divagation scientifique là dessus, dites moi si vous ressentez ce genre de lien, presque charnel.

En tout cas, que ce soit la concentration humaine et forcément sociale, l’architecture, ou je ne sais quoi, cette énergie transcende chaque citadin, chaque bâtiment. C’est une émanation collective et, concernant New York, elle est d’une puissance et d’une nature hors du commun.

Pourtant, nos relations avaient mal débuté. Pâques 1998, petit voyage aux USA avec un vol Lyon-Boston, quelques jours à Boston puis location de voiture et trajet jusqu’à New York pour 3 jours de découverte.

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Ayrton Senna, saint patron des chauffeurs de bus brésilens

5 octobre 2008 Hervé 2 commentaires

Hier, c’était la première grande aventure : prendre un bus à São Paulo qui nous amènerait à Rio. Hé bien finalement, c’était bien plus facile que prévu !

Si on excepte les portions de trajets en ville, où le chauffeur se transforme en pilote. A croire qu’il se prend pour Ayrton Senna, icône locale (il y a même une route à son nom dans São Paulo). Pour les incultes, adressez vous au fanatique de sport le plus près de chez vous !

Bref, une fois qu’on sort de São Paulo, on découvre des paysages luxuriants qui en mettent plein la vue. Bon, pour les photos, faudra se contenter de quelques clichés pas géniaux, photographier depuis un bus qui roule plus sur des chapeaux que sur des roues, c’est chaud !

En particulier, on se rend compte encore une fois que le monde est petit et, au Brésil aussi, Ikéa sévit dans les forêts. A moins que ce ne soit le cœur de la production mondiale de coton-tige. Le mystère n’est pas levé.

La traversée de quelques bourgades, mais surtout l’arrivée sur Rio sont synonymes de favellas collées à la route. Je ne sais pas si la gare routière de Rio est à proprement parler dans une favellas, mais c’est certainement la cours des miracles et les touristes sont attendus par une armée organisée. Evidemment rares sont ceux, comme nous, qui font le choix de prendre un bus de la ville et pour les atteindre, il faut passer le barrage des taxis.


Une fois arrivé, une fois trouvé un bus qui nous pose pas trop loin de l’hôtel, une fois esquivé l’enfant mendiant, il faut survivre au trajet. Le chauffeur, fort de son expérience et probablement de ses tendances suicidaires, pousse l’embrayage et les freins jusque dans leurs retranchements. Et bien, autant le dire, c’est pas beau ce qu’on y voit, âmes sensibles s’abstenir. Quoique d’un autre côté, vue l’expérience du taxi entre l’aéroport et São Paulo, je ne sais quel est le pire. Ce qui est sûr, c’est qu’avoir abandonné l’idée d’une voiture de location a fait perdre un client aux cardiologistes !

Un autre jour, un billet sur les mythiques plages que sont Ipanéma et Copacabana, mais une photo quand même, histoire de faire baver ceux qui ne sont pas encore allé voir l’album picasa.

Pour information, il s’agit d’Ipanéma, les pigouins dans l’eau sont vraiment des surfeurs. Allez, resto, club de bossa nova, et demain, bus et bateau vers Ilha Grande.

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