New York New York

Hi guys, I’m in New York !
En fait, je mens. J’écris ça dans l’avion et, de toutes façons, je commence par aller à côté (Murray Hill, New Providence, New Jersey) pour un séminaire de 3 jours chez Bell Labs (faire lien). Je serais à New York dans 4 jours.
Je ne sais pour quelle raison, j’ai toujours eu une relation étrange à New York. Plus qu’aucune autre ville au monde (et je commence à en avoir fait un certain nombre), elle m’attire, presque magnétique, et, si je sais que je ne pourrais pas y faire ma vie, y passer quelques mois ou années est une envie qui me titille régulièrement.
Pour moi les villes vibrent et ont une énergie folle, et quand on la ressent ça peut être puissant. Je ne saurais dire réellement ce que c’est, et encore moins me risquer à une quelconque divagation scientifique là dessus, dites moi si vous ressentez ce genre de lien, presque charnel.
En tout cas, que ce soit la concentration humaine et forcément sociale, l’architecture, ou je ne sais quoi, cette énergie transcende chaque citadin, chaque bâtiment. C’est une émanation collective et, concernant New York, elle est d’une puissance et d’une nature hors du commun.
Pourtant, nos relations avaient mal débuté. Pâques 1998, petit voyage aux USA avec un vol Lyon-Boston, quelques jours à Boston puis location de voiture et trajet jusqu’à New York pour 3 jours de découverte.
Déjà, à l’arrivée, temps dégueulasse, vue inquiétante d’une proche banlieue pas très accueillante noyée dans un fog de pollution. On s’arrête faire le plein dans une station louche avec des types qui n’auraient pas dépareillés dans New York 1997 (faire ub lien) et en repartant on passe devant un misérable panneau « Welcome to New York ! » avec un chien mort à côté.
Cette approche peu engageante (surtout après la très européenne Boston et la traversée du New Jersey) s’est confirmée par la traversée du Bronx où le mythe en a sûrement rajouté à la réalité, mais stressant quand même, puis l’arrivée à Manhattan, dans des bouchons infernaux et des incessants bruits de sirènes.
En clair, un sentiment de violence, agression urbaine de tous les sens. Un truc à confondre Frédérique Lefebvre avec un Bisounours (mais quand même Quatremer avec un journaliste), c’est dire !
Par ailleurs, à cette époque, New York était une ville dangereuse. Central Park était très largement déconseillé quand la lumière baissait (et vu le temps, la lumière, il y en avait peu) et on se sentait batailler contre la ville.
Malgré ce premier sentiment oppressant, j’ai toujours eu envie de retourner à New York, me replonger dans cette espèce de concentré de vie.
En mai 2006, une conférence à Brooklyn a été l’occasion rêvée. Je ne suis pas resté longtemps, mais dans des conditions pas mal : temps magnifique en général, un orage monstrueux un soir qui n’était pas sans charme, un hôtel à la frontière entre Chinatown et Little Italy et, surtout, la chance de retrouver des copains dans cet hôtel. Je mettrais quelques photos en ligne un de ces jours, mais il y en a quelques unes sur ma page pro (lien).
Cette expérience fut magique, avec des concerts en plein air, une soirée mythique dans une marina proche de ground zero, quelques heures passées dans ce temple au savoir qu’est la New York Public Library qui fait avoir honte du traitement que l’on fait à la culture en France, en ces temps de médiocrité intellectuelle sarkozyste…
Difficile d’en dire plus sans en mettre des tartines qui seront aussi indigestes pour vous que frustrantes pour moi. Alors, plutôt, dans les prochains jours, j’essayerai de vous transmettre ça par petites touches.
On commence par 3 jours de conférence à Murray Hill, New Providence, chez Bell Labs. Le vrai trip new yorkais commence ensuite.
Have fun and see you guys.

Hi guys, I’m in New York !

En fait, je mens. J’écris ça dans l’avion et, de toutes façons, je commence par aller à côté (Murray Hill, New Providence, New Jersey) pour un séminaire de 3 jours chez Bell Labs. Je serais à New York dans 4 jours.

Je ne sais pour quelle raison, j’ai toujours eu une relation étrange à New York. Plus qu’aucune autre ville au monde (et je commence à en avoir fait un certain nombre), elle m’attire, presque magnétique, et, si je sais que je ne pourrais pas y faire ma vie, y passer quelques mois ou années est une envie qui me titille régulièrement.

Pour moi les villes vibrent et ont une énergie folle, et quand on la ressent ça peut être puissant. Je ne saurais dire réellement ce que c’est, et encore moins me risquer à une quelconque divagation scientifique là dessus, dites moi si vous ressentez ce genre de lien, presque charnel.

En tout cas, que ce soit la concentration humaine et forcément sociale, l’architecture, ou je ne sais quoi, cette énergie transcende chaque citadin, chaque bâtiment. C’est une émanation collective et, concernant New York, elle est d’une puissance et d’une nature hors du commun.

Pourtant, nos relations avaient mal débuté. Pâques 1998, petit voyage aux USA avec un vol Lyon-Boston, quelques jours à Boston puis location de voiture et trajet jusqu’à New York pour 3 jours de découverte.

Déjà, à l’arrivée, temps dégueulasse, vue inquiétante d’une proche banlieue pas très accueillante noyée dans un fog de pollution. On s’arrête faire le plein dans une station louche avec des types qui n’auraient pas dépareillés dans New York 1997 et en repartant on passe devant un misérable panneau « Welcome to New York ! » avec un chien mort à côté.

Cette approche peu engageante (surtout après la très européenne Boston et la traversée du New Jersey) s’est confirmée par la traversée du Bronx où le mythe en a sûrement rajouté à la réalité, mais stressant quand même, puis l’arrivée à Manhattan, dans des bouchons infernaux et des incessants bruits de sirènes.

En clair, un sentiment de violence, agression urbaine de tous les sens. Un truc à confondre Frédérique Lefebvre avec un Bisounours (mais quand même pas Quatremer avec un journaliste), c’est dire !

Par ailleurs, à cette époque, New York était une ville dangereuse. Central Park était très largement déconseillé quand la lumière baissait (et vu le temps, la lumière, il y en avait peu) et on se sentait batailler contre la ville.

Malgré ce premier sentiment oppressant, j’ai toujours eu envie de retourner à New York, me replonger dans cette espèce de concentré de vie.

En mai 2006, une conférence à Brooklyn a été l’occasion rêvée. Je ne suis pas resté longtemps, mais dans des conditions pas mal : temps magnifique en général, un orage monstrueux un soir qui n’était pas sans charme, un hôtel à la frontière entre Chinatown et Little Italy et, surtout, la chance de retrouver des copains dans cet hôtel. Je mettrais quelques photos en ligne un de ces jours, mais il y en a quelques unes sur ma page pro.

Cette expérience fut magique, avec des concerts en plein air, une soirée mythique dans une marina proche de ground zero, quelques heures passées dans ce temple au savoir qu’est la New York Public Library qui fait avoir honte du traitement que l’on fait à la culture en France, en ces temps de médiocrité intellectuelle sarkozyste…

Difficile d’en dire plus sans en mettre des tartines qui seront aussi indigestes pour vous que frustrantes pour moi. Alors, plutôt, dans les prochains jours, j’essayerai de vous transmettre ça par petites touches.

On commence par 3 jours de conférence à Murray Hill, New Providence, chez Bell Labs. Le vrai trip new yorkais commence ensuite.

Have fun and see you guys.

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3 réflexions sur “New York New York

  1. Bon je te confirme, si NY a une telle réputation ce n’est pas pour rien. C’est une ville à voir au moins une fois dans sa vie, si ce n’est pas 2, 5 ou 10 fois. Car NY ne se visite pas en une fois. Je te comprend quand tu dis vouloir y rester quelques temps. Pour parler du plaisir charnel de NY on ne le fera peut être pas ici, mais en tout cas j’avais adoré à 18 ans et quand j’y suis retourné avec ma femme et mes 3 enfants, j’ai eu peur que le bruit, le stress et la sururbanisation de Manhattan ne les séduisent pas. Rien du tout, de 5 à 37 ans tout le monde est tombé sous le charme. Impossible de faire autrement. Écoutez Hervé et allez y dès que l’occasion se présente !

  2. Je n’ai pas ton courriel alors je te l’envoie par là. Je confirme que la meilleure vue sur Manhattan se voit du haut de la tour Rockefeller, on a une plus belle vue que de l’Empire state building, il y a beaucoup moins de queue que pour l’Empire et en plus tu peut voir l’Empire (qui vaut le coup), mais surtout si tu monte une bonne heure avant le coucher du soleil, tu peux admirer la ville, voir doucement le soleil se coucher sur la pointe de l’ile et admirer NY de nuit avec toutes les tours allumées dès qu’il est couché. C’est le point de vue le plus magique.

  3. Merci Eric !

    Ok pour le Rockefeller. Je ferais ça ce coup ci. La première fois ça a été les twins et la dernière fois l’empire state, comme ça j’aurais fait les 3 🙂

    En tout cas, je confirme : faire le coucher de soleil en haut, c’est magique.

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