American beauty

New Providence, c’est un peu comme un éco-musée des films américains sur la province pavillonnaire américaine.
C’est beau, très beau.
Les maisons donnent envie d’y entrer pour se reposer, les jardins sont nickels, la nature est partout avec des arbres luxuriants. En fait, c’est comme un petit village, avec quelques implantations industrielles autour (mais pas d’usine a priori, surtout des bureaux).
Le centre Murray Hill de Bell Labs/Alcaltel-Lucent où je travaille ces jours-ci a l’air vraiment splendide. C’est gigantesque et prestigieux, au milieu d’un campus verdoyant qui donne vraiment envie de venir y bosser. Et ça, c’est bien sûr sans compter les noms de ceux qui sont passés par là, qui y sont encore, et qui ont fait les télécommunications depuis le télégraphe jusqu’aux fibres optiques et aux réseaux radios que nous utilisons quotidiennement sans y prêter attention (sauf quand ça plante, et en général on oublie ce qu’il en était il y a juste 10 ans, aux balbutiements de l’adsl).
Je reparlerais un jour de l’émerveillement scientifique que je peux ressentir parfois en regardant ce qui a pu être réalisé en télécommunication dans les 50 dernières années. Mais aujourd’hui, on va rester un peu plus au raz des pâquerettes.
Du gazon en fait. Parce qu’à se balader hier dans les rues de New Providence, il y a une sorte d’ambiance étrange qui en ressort. Le gazon est nickel partout, pas un brin qui dépasse l’autre, comme une caricature de conformisme. Ca en devient presque inquiétant, surtout qu’il n’y avait personne dehors (bon, ok, un dimanche en milieu d’après midi).
Et puis, d’un coup, l’évidence finit par s’imposer : on ne trouvera pas de bar ouvert, par contre, on est passé devant 5 ou 6 églises. Et quand on trouve plus d’églises que de bar, c’est qu’il y a forcément quelque chose de pourri !
Confirmation le soir, au resto (fort bon italien par ailleurs, farfalle aux crevettes, excellent) : New Providence est une « dry town ». Traduction, il y a 2 magasins qui ont le monopole de la vente d’alcool dans toute la ville, aucun resto n’a le droit d’en vendre (par contre on peut venir avec sa bouteille acheté à côté).
Corollaire (lien wikipedia) immédiat : il n’y a aucun bar, pub ou troquet dans le bled …
Ben les soirées à parler science avec des collègues jusqu’à 1h du mat’ dans le lobby de l’hôtel en picolant du décaféiné, c’est sympa, mais ça donne pas envie de rester une semaine entière !
Hier, je vous parlais de l’énergie des villes. Là, on parle même pas d’ encéphalogramme plat, ça paralyse : on a peur de trébucher et écraser un brin de gazon innocent. Imaginez que le fils caché de Sarkozy et Lefebvre soit chef de la police municipale : garde à vue, condamné aux travaux forcé de tonte de gazon jusqu’à la fin de ses jours.
J’en ai fait des cauchemars.

New Providence, c’est un peu comme un éco-musée des films américains sur la province pavillonnaire américaine. American beauty en vrai.

C’est beau, très beau.

Les maisons donnent envie d’y entrer pour se reposer, les jardins sont nickels, la nature est partout avec des arbres luxuriants. En fait, c’est comme un petit village, avec quelques implantations industrielles autour (mais pas d’usine a priori, surtout des bureaux).

Le centre Murray Hill de Bell Labs/Alcaltel-Lucent où je travaille ces jours-ci a l’air vraiment splendide. C’est gigantesque et prestigieux, au milieu d’un campus verdoyant qui donne vraiment envie de venir y bosser. Et ça, c’est bien sûr sans compter les noms de ceux qui sont passés par là, qui y sont encore, et qui ont fait les télécommunications depuis le télégraphe jusqu’aux fibres optiques et aux réseaux radios que nous utilisons quotidiennement sans y prêter attention (sauf quand ça plante, et en général on oublie ce qu’il en était il y a juste 10 ans, aux balbutiements de l’adsl).

Je reparlerais un jour de l’émerveillement scientifique que je peux ressentir parfois en regardant ce qui a pu être réalisé en télécommunication dans les 50 dernières années. Mais aujourd’hui, on va rester un peu plus au raz des pâquerettes.

Du gazon en fait.

Parce qu’à se balader hier dans les rues de New Providence, il y a une sorte d’ambiance étrange qui en ressort. Le gazon est nickel partout, pas un brin qui dépasse l’autre, comme une caricature de conformisme. Ca en devient presque inquiétant, surtout qu’il n’y avait personne dehors (bon, ok, un dimanche en milieu d’après midi).

Et puis, d’un coup, l’évidence finit par s’imposer : on ne trouvera pas de bar ouvert, par contre, on est passé devant 5 ou 6 églises. Et quand on trouve plus d’églises que de bar, c’est qu’il y a forcément quelque chose de pourri !

Confirmation le soir, au resto (fort bon italien par ailleurs, farfalle aux crevettes, excellent) : New Providence est une « dry town ». Traduction, il y a 2 magasins qui ont le monopole de la vente d’alcool dans toute la ville, aucun resto n’a le droit d’en vendre (par contre on peut venir avec sa bouteille achetée à côté).

Corollaire immédiat : il n’y a aucun bar, pub ou troquet dans le bled …

Ben les soirées à parler science avec des collègues jusqu’à 1h du mat’ dans le lobby de l’hôtel en picolant du décaféiné, c’est sympa, mais ça donne pas envie de rester une semaine entière !

Hier, je vous parlais de l’énergie des villes. Là, on parle même pas d’ encéphalogramme plat, ça paralyse : on a peur de trébucher et écraser un brin de gazon innocent. Imaginez que le fils caché de Sarkozy et Lefebvre soit chef de la police municipale : garde à vue, condamné aux travaux forcé de tonte de gazon jusqu’à la fin de ses jours.

J’en ai fait des cauchemars.

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