Un goût amer

Peu d’activité par ici ces derniers temps, mais c’est dû à la conjonction de deux grosses activités. Evidemment, les élections cantonales qui ont été mon activité principale la semaine avant le premier tour.

Malheureusement, je n’ai pas pu vivre la campagne de deuxième tour, parce qu’ont commencé lundi dernier les auditions pour les concours de recrutement de Chargés de Recherche au CNRS dans ma section (sciences et techniques de l’information et de la communication à la louche). Après une semaine marathon d’auditions, suit l’autre marathon : les délibérations pour obtenir les classements d’admissibilité. Une semaine dans une salle muette, en sous-sol, du bonheur quoi ! Heureusement que les collègues sont sympas.

Ensuite, une semaine de transition rythmée, la journée par la préparation des jury de deux autres concours et la restructuration de mon laboratoire, le soir par des réunions politiques et soirées entres amis bien agréables, a fini de me mettre sur les rotules. Le tout pour aborder sereinement la semaine du concours de recrutement des Directeurs de Recherche au CNRS. C’est intensif, mais très intéressant d’entendre toute cette science.

Evidemment, je ne peux pas rentrer dans des détails trop précis sur notre fonctionnement : aucune organisation n’est parfaite et je ne voudrais pas qu’un propos mal interprété blesse un collègue, vexe un candidat ou motive un recours (infondé) contre l’organisation du concours (on trouve des procéduriers un peu partout). Délicat exercice donc que de vous faire comprendre le travail et la pression que représentent ces concours mais, quand même, juste une chose. Quand on auditionne un candidat à un poste de Chargé de Recherche, on s’apprête à donner à quelqu’un un poste de fonctionnaire d’Etat, et c’est une responsabilité majeure face à la République tant en termes bassement financiers (40 ans de salaires…) que parce qu’on choisit ceux qui seront en charge d’une mission de service publique.

Par ailleurs, le concours d’entrée au CNRS est ultra sélectif, et le drame, c’est qu’en fait on pourrait recruter facilement deux fois plus de candidats que ce que l’on a de postes actuellement, ils auraient tous le niveau. Et là, on voit de jeunes scientifiques brillants, à la place desquels on était il y a quelques années, et c’est leur vie professionnelle qu’on a entre les mains. Et quand, trois ans de suite, on voit le même candidat, brillant et méritant, être à la limite du classement mais être à chaque fois balayé, ça fait mal au coeur. Quel gâchis parfois !

Quand on y regarde quelques temps après, on s’aperçoit que, finalement, le boulot est globalement bien fait, mais au moment où le classement est terminé on a quand même un goût amer en voyant la qualité de ceux que l’on a écarté.

Rien à voir, le Sarko-bashing du jour :

  • Ne regardez plus la chaîne Histoire … : « Directeur général de la chaîne histoire, ancien directeur de la rédaction de Minute puis Valeurs actuelles, Patrick Buisson est aussi le conseiller de Nicolas Sarkozy depuis 2005. » On s’étonne moins que la laïcité selon la droite, c’est la séparation de l’Islam et de l’Etat.
  • Même quand il s’agit d’organiser un concours d’entrée aux grandes écoles, la République de Sarkozy est bananière (sur Médiapart).
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